Passages Pasteur

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Les résultats de la première phase du chantier archéologique

Identifier les dépendances de l'ancienne Intendance de Franch-Comté (XVIIè siècle)

De 1718 à 1777, l'intendant royal loge dans l'hôtel particulier de La Balme. Cet officier administre la province au nom du roi.

L'hôtel de La Balme, construit à la fin du XVIè siècle ou au début du XVIIè siècle, s'organise autour d'une cour centrale et sa façade principale donne sur la Grande Rue. Ce logis de deux étages est surmonté d'un vaste grenier qui servira de lieu pour conserver les archives de l'Intendance à partir de 1730. En arrière des bâtiments se développe une seconde cour réservée aux dépendances.

L'emprise du chantier de fouille archéologique se localise dans la deuxième cour de l'Intendance. Parmi les aménagements du XVIIIè siècle préservés, les archéologues ont fouillé les vestiges du passage pavé conduisant dans la cour aux chevaux, la boulangerie et le local destiné à la volaille. Un escalier permettait d'accéder au jardin situé en contrebas. Au fond du jardin, une vaste citerne enterrée déversait son eau dans un petit caniveau souterrain. Au sud, une porte donnait accès à une cour où se situaient différentes constructions (écuries, sellerie, remise...), une autre ouvrant sur la ruelle du Loup.

Emplacement de l'Intendance (en rouge l'emprise du chantier)

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© Inrap / SMAP

 

Mieux comprendre les occupations médiévales et modernes (XIIè - XVIIè siècles)

 Au XIIè et XIIIè siècles, les maisons s'installent en bordure de rue, alors que des jardins occupent l'arrière des parcelles. Le long de la rue Claude Pouillet, le cadastre actuel conserve encore ces parcelles longues et étroites, dites en lanière, caractéristiques de la période médiévale. Les parcelles plus larges correspondent à des constructions plus récentes, entre le XVIè siècle et le XVIIIè siècle.

L'emprise du chantier archéologique, localisé en coeur d'îlot, est essentiellement occupé par des jardins, et les puits qui parsèment le terrain renvoient à des propriétés différentes parfois de très faible largeur.

Ainsi, à l’ouest du site quatre puits très rapprochés correspondent à trois parcelles en lanières de la rue Claude Pouillet, tandis que le dernier appartient à une propriété perpendiculaire à la Grande Rue.

Datées des XIVè et XVè siècles, les constructions observées au nord et au sud du chantier sont édifiées en torchis et les sols en terre battue. Celles situées au sud pourraient correspondre à l’arrière d’habitations ouvertes rue du Lycée.

 

Fouiller les premiers niveaux de l'Antiquité romaine (Ier - IVè siècles)

Une rue romaine, large de 5,6 m et perpendiculaireà la Grande Rue, structure la façade orientale du périmètre fouillé. Elle est bordée de constructions dont les maçonneries sont constituées de petits moellons réguliers liés au mortier de chaux. Les sols des pièces, en terre battue ou en béton, délimitent des espaces d'habitation précédés de boutiques. Cet ensemble est daté de l’Antiquité tardive (IIIè - IVè siècles) et pérennise une rue légèrement plus étroite datée du Haut-Empire (Ier - IIè siècles). 

 Le stockage : caves et celliers

En bord de rue, plusieurs caves appartiennent vraisemblablement à des boutiques. La seule cave fouillée en 2010 est percée d’un puits en son centre. Une partie de meule (broyage des céréales) était encore en place. D’autres structures de stockage, plus réduites, correspondent à des celliers maçonnés en pierres sèches, semi-enterrés et généralement construits à l’angle des pièces. Trois d’entre eux ont été repérés ou en partie fouillés en 2010. 

La cuisson et le chauffage : foyers, cheminées et hypocaustes

Des pièces chauffées par hypocauste (circulation d’air chaud sous le sol et dans les cloisons que l’on retrouve plus particulièrement dans les établissements de bains) attestent un relatif degré de confort dans certaines habitations. Les foyers simples sont également destinés à chauffer les pièces à vivre, mais aussi à cuire les aliments.

Un autre moyen de cuisson est matérialisé par les cheminées maçonnées (en pierres et briques), élément fort de la cuisine. Elles sont agrémentées, sur le côté, d’un support de potence en pierre qui servait à suspendre un gros récipient et à le faire pivoter au-dessus du feu. Quatre cheminées maçonnées ont été fouillées en 2010 à la ZAC Pasteur, dans un contexte vraisemblable d’auberges.

La conservation des viandes ou des poissons : fumoirs et saloirs

L’un des deux fumoirs observés sur la ZAC Pasteur est associé à un bassin destiné à la salaison des viandes, bassin aménagé d’un système d’évacuation et de récupération des eaux salées. Le second possède encore son aménagement de tubulures (tuiles creuses) disposées horizontalement et servant au passage de la fumée entre le canal périphérique et la chambre de fumage.

 

Panneau d'information sur les premières découvertes

Brochure archéologique n°1 - juillet 2010

Brochure archéologique n°2 - mai 2011

 




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